Essor du bistouri pour les Françaises, à quel prix?

Culte de l’apparence, influence de la téléréalité où les starlettes se montrent souvent « refaites », volonté de rester éternellement jeune, la chirurgie esthétique connaît un essor et un succès certain, en particulier auprès des femmes qui ont entre 50 et 60 ans mais aussi auprès des jeunes femmes. Fini les tabous, les témoignages de ceux qui y ont recours fleurissent sur le net. Retour sur le bistouri, les cosmétiques et autres outils symboles de perpétuel rajeunissement et de culte de la beauté du corps. Ces filles, ces femmes en quête de perfection ou qui désirent mieux s’accepter sont des adeptes de ces pratiques. Mais à quel prix?

Toucher à son corps, c’est un peu toucher à son histoire. Ces femmes sont prêtes à tout pour se plaire à elle-même d’abord, puis à leur compagnon. Machines à lifter, injection de produits tonifiants, prothèses mammaires, le marché mondial de la chirurgie esthétique est en plein développement.

En 2015, son chiffre d’affaires annuel était de 7,5 milliards d’euros. Plus d’un million de Français ont déjà eu recours à des opérations de chirurgie esthétique. Mais si le bistouri connaît un certain succès, les cosmétiques anti-âge ne sont pas en reste. Le secteur est en pleine croissance. Dans son cabinet, le Dr Denis Boucq confirme: « i[Il y a une demande qui est exponentielle depuis au moins 5-6 ans]i ».

La chirurgie mammaire arrive en tête, suivie par les liftings et la lipoaspiration. Les prix varient beaucoup en fonction des actes. Cela va de 380 à 650 euros pour des injections à 10.000 euros pour un lifting, en passant par 3.500 euros pour des prothèses mammaires.

Le Dr Bertrand Mattéoli, chirurgien esthétique confie: « i[Les gens viennent pour essayer d’être mieux dans leur peau, à partir du moment où ils se sentent mieux, ils vont s’aimer plus et être plus aimables]i ». Il poursuit: « i[Une liposuccion coûte entre 1.000 et 5.000 euros. J’ai des patients de tous les niveaux socio-économiques, il y a des femmes qui vont décider de ne pas prendre de vacances ou de ne pas changer de voiture pour se faire opérer]i ».

Ces opérations, au-delà d’être dangereuses pour la santé – avec notamment des cas de complications ou des risques sanitaires -, sont pour certaines une obsession, une exigence perpétuelle et certaines n’hésitent pas à faire subir à leur corps plusieurs opérations. Encouragement médiatique ou représentation dominante d’un idéal physique, selon un sondage de 2016, les Françaises seraient deux fois plus nombreuses qu’avant à y avoir recours.

Sophie Dongois

 

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