La charge qui pèse sur les femmes

Des responsables en titre du travail domestique tout naturellement désignées de façon tacite, la femme a, en plus de son travail dans la majorité des cas, le devoir, la charge de penser à tout ce qui concerne le foyer. Etre au travail et penser à appeler la baby sitter, prendre rendez-vous chez le médecin, faire une liste des courses, organiser les vacances, préparer les affaires pour le cours de danse de la petite… pas très compliqué certains dirons, beaucoup de temps et du stress en tout cas. Ce syndrome porte un nom, la charge mentale.

Sans cesse s’organiser et penser à tout pour assurer le bon fonctionnement du foyer. Ce réflexe porte un nom : la charge mentale ou syndrôme de la femme épuisée de devoir penser à tout.
Les femmes pensent pour 2 et c’est épuisant. Et même si la répartition des tâches semble à peu près équitable au sein du couple, les femmes ont malgré tout la sensation de devoir sans cesse organiser pour assurer le bon fonctionnement du foyer. La chercheuse Nicole Brais de l’Université Laval de Québec définit « ce travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence. »

Les préoccupations domestiques et éducatives sont celles des femmes, et ce alors même qu’elle fait autre chose. Et cela génère un certain stress et un épuisement pour ces « gérantes de PME familiale ». La vie privée qui entre en plein milieu d’une réunion de travail et qui sollicite en permanence le cerveau, c’est bien cela que les femmes doivent supporter.

Selon l’INSEE, les femmes s’occupent de 71 % des corvées domestiques et de 65 % des tâches parentales. Toujours d’après l’INSEE, un père de 3 enfants passe 12 minutes par jour à faire le ménage tandis que la femme y consacrerait 62 minutes. Rajouter à cela le temps passé par une femme à tout organiser et à dire à son conjoint ce qu’il doit faire, l’égalité entre hommes et femmes a encore du chemin à faire. Les femmes considèrent, à juste titre ou non, qu’elles auront plus vite fait de faire les choses elles-mêmes et que ce sera bien fait.

Un travail invisible, un travail du quotidien, non reconnu, non payé, mais épuisant. Ce travail, il a été raconté dans un BD par une dessinatrice Emma, une BD qui a cartonné sur internet.

Les femmes doivent apprendre à lâcher prise, lâcher du lest, et les hommes à prendre un peu plus d’initiatives… Voici peut-être un début de solution.

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